Quand ma chambre papillonne / Rencontre avec Estampapier, la reine de l’origami

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Astrid d’Estampapier donne vie aux papillons de papier.

J’ai rencontré Astrid en mai dernier, au détour d’une exposition d’artistes douées de leurs dix doigts, à Compiègne. Une artiste des plus originales, passionnée par les origami japonais, qui ornent aujourd’hui les murs de nombreuses demeures compiègnoises. C’est autour d’un thé venu tout droit du Pays du Soleil-Levant, nichées toutes deux au sein de son atelier coloré, qu’elle m’a raconté comment Estampapier est né… 

Tout a commencé par une découverte, comme c’est toujours le cas, il y a sept ans. Astrid a rencontré Royko, un jour, dans un parc, alors que leurs enfants jouaient tranquillement. Royko venait d’arriver en France, elle ne parlait ni français ni anglais, mais maitrisait l’art du pliage. Un virus qu’elle a transmis à sa nouvelle amie.

J’étais loin d’imaginer que l’origami ne consistait pas à réaliser de simples cocottes en papier que l’on expose fièrement sur une étagère, en attendant qu’elles prennent la poussière. Rien à voir.  Au Japon, l’art du pliage se pratique dès la maternelle, et c’est du sérieux puisque certains deviennent de grands maitres de l’origami, capables de sculptures  impressionnantes. Les petits apprentis recouvrent de papier, appelé Washi, de simples boites.   Rien à voir avec les papillons et les petites robes qu’Astrid fait par dizaines aujourd’hui. « Les Japonais ne réalisent pas d’objets comme je le fais, c’est très Français finalement ! Mes amis ont été étonnés de voir mes réalisations « , explique Astrid.

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Le simple hobby s’est vite transformé en véritable création d’entreprise, au fil des commandes. Estampapier est né il y a environ trois ans. En marge, Astrid est tombée follement amoureuse de la culture japonaise. »J’aime la philosophie de ce pays, sa culture ancestrale et ce mélange avec une véritable modernité, explique la créatrice Astrid. Tout est fascinant, même si la condition de la femme est encore très difficile au Japon, malheureusement« . Des livres évoquant le Pays du Soleil-Levant jonchent ça et là les tables de son atelier. Astrid s’en empare souvent pour trouver l’inspiration lors de ses séances de créations et de pliage. « Je passe en moyenne six heures par jour ici« , avoue-t-elle, dans un grand sourire. Le reste du temps, ses quatre enfants l’occupent également !

Sa passion dévorante pour l’origami l’amène aujourd’hui à créer toujours plus de décorations délicates et colorées pour les intérieurs : des guirlandes de tulipes, des papillons à accrocher sur les murs, des mobiles pour la chambre du bébé … Le tout en papier Washi, venu directement du Japon, et fabriqué à base de fibres de mûriers (exotique, non?).

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Astrid vend ses œuvres, et même si elle n’en vit pas pleinement financièrement, elle en vit en tout cas passionnément. « Des gens que je ne connais pas me passent des commandes, qui partent ensuite en Écosse, en Allemagne… et même au Japon ! C’est un vrai bonheur. » Avant l’orgami, la créatrice d’Estampapier s’adonnait à la peinture, preuve que l’art fait partie intégrante de sa vie.

« Finalement, pour se lancer; je crois qu’il faut être entourée, conclue-t-elle, en évoquant l’aventure de sa petite entreprise. Mais il faut de l’audace aussi, et avoir confiance en soi, se dire qu’on est capable d’y arriver !« .

 Astrid avait envie de partager son univers, de rencontrer d’autres artistes/passionnées/mordues d’un art ou d’un loisirs créatif, peu importe lequel. Un petit groupe d’artistes compiègnoises s’est formé au fil du temps et elles organisent des ventes au gré des saisons. Elles s’appellent Luz, Céline, Marie ou Bénédicte, peut-être les avez vous déjà rencontré, ou même avez-vous déjà acheté l’une de leurs créations.  J’espère vous faire découvrir leurs univers très prochainement.

Pour partir à la rencontre d’Astrid, je vous conseille de faire un tour sur son joli site ou sur sa page Facebook. Vous y trouverez toutes ses créations et peut-être aurez vous envie, vous aussi, de tester l’art du pliage de papier Washi ?

 

Bonne rentrée à tous !

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3 réflexions sur “Quand ma chambre papillonne / Rencontre avec Estampapier, la reine de l’origami

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