Adieu lunettes – Partie 1

autumn moments

Se séparer de ses binocles, c’est une grande décision, surtout quand elle font partie de votre vie depuis deux décennies. Mes amis n’imaginaient pas mon visage sans, mais moi je parvenais très bien à imaginer l’absence de taches de gras de nez sur les verres, causées par les bisous du chéri, la buée en hiver, les glissades des montures en été… 

Il me fallait simplement le courage et un peu d’économies, car cette affaire n’est pas gratuite. Pour sauter le pas de la chirurgie réfractive (ou opération de la myopie), j’ai pris rendez-vous à l’hôpital militaire Percy, à Clamart. Un hôpital militaire opère également les civils? Et bien oui, et je ne le savais pas. Sur place, entre les gendarmes et les officiers de l’armée, on se sent plutôt bien entouré(e), cela va sans dire.

Deux ans auparavant, j’avais fais des examens pré-op à la Clinique de la Vision, dans les beaux quartiers parisiens, où mon Ophtalmo opère. J’en suis ressortie avec une impression d’usine à gaz et un devis avoisinant les 3000€ (gloups). J’étais découragée. Mon ophtalmo habituel n’opère pas à Percy mais peu importe : ils m’ont reçu pour des examens pré-op qui ont duré une matinée presque entière.

Le résultat final a été rendu par le spécialiste, ma myopie ET mon astigmatisme étaient opérables, sous laser PKR. Petite douche froide. Vous ne connaissez pas le PKR? Et bien sachez qu’en terme d’opération de la myopie, il existe deux (ou plus) méthodes : le Lasik qui vous scalpe la cornée, créant un capot que le chirurgien replace en deux temps trois mouvements (tout ça est indolore, relax) et qui vous permet d’avoir 10 sur 10 à chaque œil dès le LENDEMAIN sans aucune douleur, à peine un petit dessèchement (oui ce monde est fou), ou bien ce cher PKR, réservé aux cornées fines (mon cas). Ici, pas de capot, une opération plus simple pour le chirurgien mais plus invalidante pour le patient. Et plus douloureuse durant la convalescence (youpi).

Sachez que cette opération est jugée « de confort » par la Sécurité sociale, qui, visiblement, préfère mettre la main au portefeuille quand il s’agit de rembourser les 42 montures de lunettes que vous allez acheter dans votre vie.

Pas de remboursement et pas de congé maladie. Pensez donc à vous faire opérer via le PKR durant une semaine de vacances (c’est ce qu’il vous faudra pour aller mieux et retourner travailler).

Question prix, Percy est plus abordable : 1800 euros les deux yeux (peu importe la technique employée par le chirurgien, le prix reste identique), sans compter le remboursement par la mutuelle, la mienne prenant en charge 300 € par œil. Pensez à vous renseigner avant l’opération.

Donc, le jour J arrive (le mardi 25 juillet très précisément – ça vous aidera à comprendre que 10 jours après l’opération on peut écrire un article de blog 😉 ). A 8 heures tapantes, mes deux pieds sont vissés dans le sol du hall de l’hôpital Percy. Je ne suis ni stressée ni anxieuse, je suis plutôt confiante, voire même excitée par cette nouvelle aventure (un peu comme si j’allais sauter en parachute). Le type qui est avec moi en salle d’attente fait moins le fier par contre. L’infirmière, adorable, me distille quelques gouttes d’anesthésiant dans les yeux et en avant.

Une fois dans le bloc, je m’allonge sous le laser. Je ne sens plus vraiment mes yeux, phénomène plutôt étrange à vivre. Le chirurgien s’agite au-dessus de moi, me place des écarteurs de yeux (détendez vous, ça ne fait pas mal !) afin que le laser puisse travailler tranquillement. On éteint la lumière et en avant pour une virée dans le cosmos. Oui, je n’ai pas peur de le dire, j’ai bien aimé le voyage : le laser s’est activé pendant 20 secondes pour chacun de mes yeux, c’est absolument indolore, il vous suffit de regarder une lumière. D’autres lumière vont s’agiter tout autour, créant cette impression de voyage dans l’espace. On sent une légère odeur de cochon grillé : n’oublions pas que c’est votre cornée qui passe au laser… Mieux vaut vous en amuser ! N’ayez crainte, si vous bougez, le laser se stoppe, vous ne risquez rien.

Une fois que le laser a terminé de travailler, le chirurgien place deux lentilles qui vont aider à la cicatrisation et qu’il faudra garder trois jours complets. Courage les gars.

Et ensuite ? Ensuite, on sort ! C’est déjà terminé. Mais le « meilleur » est à venir 😉 On en parle dans un second article à venir très vite !

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