J’ai testé pour vous… suer comme un petit cochon avec les Picantines / Matinée sportive

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La plupart de mes amis sont adeptes du running. Une passion dévorante qui leur donne une envie irrépressible de partager les kilomètres avalés sur leur profil Facebook.

J’ai voulu tester. Seul hic : la dernière fois que j’ai couru, j’avais 13 ans, je portais un appareil dentaire et j’étais ce genre d’adolescente rebelle qui refusait de participer au cross du collège…

« Courir, ça s’apprend », m’a assuré l’une de mes amies. J’ai ainsi contacté les Picantines, ce groupe de wonderwomen qui organise chaque année la Compiègnoise, une course au profit de la lutte contre le cancer du sein. En marge, l’association créée en 1992 par Marie-Pierre Degage, propose des cours de marche nordique mais aussi des entrainements à la course le jeudi soir et le samedi matin.

Le rendez-vous est donné à 10h30, un samedi, au stade Petitpoisson à Compiègne. J’ai les paupières encore toutes collées. Le coach, Christophe Lemoine, accueille sa dizaine de participantes, les bras croisés et le regard déterminé. « Partez vous échauffer sur le stade. Vous courez trois tours, enfin deux pour les nouvelles », annonce-t-il d’emblée. Sur la piste, mon corps a une révélation : malgré le froid, la brume, le point de côté, il semble aimer ce qu’il ne lui était pas arrivé depuis…non, ne comptons pas les années. Je m’attendais à en baver, mais mes foulées sont légères et mes chevilles ne se tordent pas dans tous les sens, comme je le craignais. Au bout de deux tours, je décide de m’économiser : la suite ne sera pas une partie de plaisir.

« On doit être un peu maso »

Pendant 1h30, les Picantines font un entrainement qui comprend finalement peu de running, mais beaucoup d’exercices de cardio. Christophe Lemoine nous a concocté cinq ateliers : des sauts, du step, des petites haies à enjamber, rien de trop compliqué. La difficulté se situe au niveau de notre endurance à enchainer ces ateliers, sans lambiner. « C’est notre moment, notre pause dans la semaine où on s’occupe de soi », m’assure une des participantes. Une autre continue : « C’est un peu paradoxal car on se fait du bien en se faisait du mal ! A la fin de la séance on est lessivées. On doit être un peu maso ».

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Oui, là on souffre. Mais c’est pour notre bien, il parait.

Pour ma part, je fais une pause et j’en profite pour discuter avec le coach : « Elles sont toutes motivées, m’explique-t-il. Même les débutantes progressent rapidement ». Pour lui, apprendre à courir demande de l’écoute : « Il faut savoir être attentif à son corps.. Au départ on enchaine temps de course et temps de marche, on complète avec des exercices comme aujourd’hui ».

 L’ambiance est conviviale et je me prends finalement à aimer ce que je détestais au collège. La maturité a du bon.

La séance se termine. Le coach nous demande de nous allonger sur le sol. Un moment de repos ? Les filles sourient : « Non, tu vas voir… C’est le gainage ! ». Quelques minutes d’effort qui me vaudront des courbatures aux abdos durant toute la semaine suivante. A la sortie, l’une de mes amies me lance : « Je suis fatiguée mais je me sens terriblement bonnasse ! On remet ça bientôt ? » Sans problème. Je vais me recoucher d’abord.

+ d’infos ? Rendez-vous sur le site de La Compiègnoise

ou sur la page Facebook des Picantines 🙂

Article paru dans le Courrier Picard, édition Oise, le mardi 19 janvier – Chronique « J’ai testé pour vous »
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