Quand je prends des douches de bière / Une soirée au gala de l’UTC

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Merci le chéri assistant photo – Non, ceci n’est pas mon bras 🙂

Il m’arrive parfois de retrouver avec grand plaisir mon esprit d’étudiante qui se fiche pas mal de la gueule de bois du lendemain. En cela, je peux dire merci à mes amis de l’Université de Technologie de Compiègne, qui m’ont invité, ce weekend, à la remise de diplômes des Master et à la soirée de gala qui suivait. Entre petits fours et douche de bière, récit de ma folle journée. 

Samedi, 14h, au magnifique théâtre impérial. Les festivités commencent : près de 200 étudiants, très élégants, se pressent sur scène pour recevoir leurs diplômes. Les membres de l’équipe pédagogique jouent ensuite la carte de l’humour dans leurs discours. Certains ont carrément entreprit de jouer un sktech dont les blagues, à base de jargon spécifique, n’ont été comprises que par une poignée d’étudiants, complètement hilares. Pas grave ! Le résultat était inattendu et plutôt réjouissant.

21h30. En véritable aventurière, j’enfile ma robe à sequins et mes talons qui me briseront les chevilles dans quelques heures.  Direction le Pôle Innovation. A l’entrée, des agents opèrent une fouille en règle : une semaine après les attentats de Paris, la sécurité est renforcée. Si les autorités avaient conseillé au président de l’UTC, Alain Storck, d’annuler le gala, ce dernier a décidé de le maintenir, choisissant une forme de résistance dans un climat difficile.

La soirée a pour thème la saga James Bond. Afin de coller aux films, l’association d’étudiants organisatrice, Etuville, a fait appel à des prestataires pour proposer une salle casino ou encore du laser game.

Après un bref passage par le vestiaire, je reviens les bras nus par 4°C. Mais impossible de danser avec un manteau et un sac à main…Un gala en juin me parait soudainement être la meilleure idée du siècle. Il est temps de se mettre dans l’ambiance en allant trinquer au bar. Je me rappelle alors que l’étudiant est un être impatient quand il s’agit d’obtenir un verre de bière et aime pousser ses congénères. Et chanter des chansons paillardes. Et se vautrer sur les pieds des filles, en baragouinant des excuses (quand même). La jungle, la vraie,  avec de la bière qui vole et des apprentis barmen overbookés. Pas de quoi perdre ma bonne humeur, coupe de champagne en main, nous avons un nouvel objectif : danser !

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous ne trouvons qu’un seul chapiteau où cela est possible. Nous nous y engouffrons joyeusement, comme plusieurs centaines d’autres diplômés survoltés, devant la mine sérieuse de vigiles aux épaules carrées. Un type entreprend de grimper sur l’arche sur laquelle sont fixés les projecteurs… Erreur de débutant : en deux secondes,  il se fait sortir du chapiteau par les gorilles.

Une heure plus tard, promiscuité oblige, j’ai du champagne dans le décolleté et un verre de bière finit de couler sur le bas de ma robe. Pour la classe et l’élégance, on repassera. Je vous passe le détail des yeux globuleux des princes et princesses de la soirée, et des roulages de pelle qui suivent leurs rapprochements approximatifs. Ces bisounours un poil crado en nœud pap et robe à dentelle ont certainement bien rigolé en pensant à leurs frasques, le lendemain, à leur réveil. Enfin, j’espère pour eux.

A 2h45, le DJ coupe le son, nous laissant un peu sur notre faim. Pour les retours, l’organisation est parfaite : des bus partent vers Paris tandis que d’autres vont à Compiègne, afin que personne ne prenne le volant. Dans la navette, une ex-étudiante m’avoue être « un peu déçue par l’ambiance ». Elle m’explique qu’il y avait une seconde salle pour danser, que nous n’avons jamais trouvée, « il y avait des concerts aussi, mais tout s’est terminé tôt ». Un ami, fraîchement diplômé, se lâche : « Je préférais vraiment quand c’était à Chantilly ! ». Un autre nuance, plus optimiste : « L’organisation est un peu à revoir mais ce sera forcément très cool quand le concept sera rodé.» Pour ma part, à 4 heures du matin, je ne me pose même plus la question : seule ma couette compte. Pas facile la vie d’étudiante.

  • Cet article est paru dans le Courrier Picard – édition Oise – le 25 novembre 2015. Un poil + édulcoré dans le quotidien 😉 

 

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