Tatouée, crayonnée.

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D’abord, il y a eu la petite folie des étoiles piquantes dans le creux du poignet, puis les animaux origamis – un renard duveteux ou une baleine qui me fait salement pleurer. Et puis, les petits cœurs tous nus et les nuages mouillés. Enfin, il y a eu les mots de The Crayoner déposés ça et là, sur des corps bienheureux.

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Quand on se fait tirer le portrait version Pola / Back to the eighties avec David Haffen

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« Ne bouge plus. Voilà ». Clic. Bzzzzzzzzzzzz.

1987. A cette époque, les photos du repas de Noël en chemises bariolées se faisaient à l’aide d’un Pola dernier cri. La classe à Dallas. Presque 30 ans plus tard, les clichés sont sagement nichés dans les vieux albums photos. On les ressort de temps en temps, pour rire des fringues de la Tantine ou revoir le Papi encore vaillant. Aujourd’hui le Pola a de nouveau la côte. Rencontre avec David Haffen, photographe parisien, qui en a fait sa spécialité.

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Quand je bois des verres avec les copains, un vendredi soir, à Paris

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Dès que je pose un pied sur un trottoir parisien, je râle. Ses embouteillages, ses thés à six balles en terrasse, ses nanas toutes jolies et sûrement plus intéressantes que moi, ses mecs qui portent tous la même barbichette de hipster, son métro où les gens ne sourient pas beaucoup, ses loyers renversants, tout ça m’agace. Je râle souvent, mais j’y viens tout aussi souvent. Ma mère m’y a emmené très jeune, pour découvrir ce que la France a de plus beau : son patrimoine, ses monuments, sa culture libre et hétéroclite. On trouve ça normal quand on baigne dedans, on ne fait même plus attention aux pieds de géant de la Tour Eiffel. Mais regarde tout ce qui t’entoure, regarde comme nous sommes riches de tout cela…

Vendredi soir, nous fêtions l’anniversaire d’une amie dans un bar. Trente ans, ça se célèbre, et en fanfare. Un chouette endroit, avec une terrasse bondée, des parasols chauffants pour rester plus tard encore attablés tous ensemble, à fumer des clopes en parlant des derniers bouquins lus. Mon amie Delphine ne devait pas venir à cette soirée, pas très envie de sortir, un peu patraque, un peu triste. Coups de fil, textos. Ramène-toi, on a envie de te voir. Allez, je viens, ça ne me fera pas forcément du bien, mais je viens. Joie, allégresse, Apérol Spritz.

Nous étions dans Paris, nous étions nombreux mais nous allons tous bien, inutile de jouer la carte du suspens malvenu. Nous étions loin, et si près à la fois de tous ces gens qui nous ont quittés en un éclair de feu. Quand les smartphones ont vibré, annonçant les tirs dans le 11e, on s’est regardées avec Delphine et puis on a fait la moue. Ouais, un règlement de compte, ça va, c’est pas ça qui allait nous empêcher de faire la fête. Quand notre voisine de table s’est penchée vers moi, pour me montrer que la station de métro où les faits se déroulaient était à côté, je me suis contentée de sourire. Un peu niaisement même. On venait de se dire avec Delphine qu’on était vendredi 13 mais aussi le jour de la gentillesse, alors fallait pas déconner.

Le reste, c’est une soirée que de nombreux Parisiens ont vécu. Une soirée à première vue banale dans un bar, où ça picole, ça joue au baby-foot, ça s’embrasse. J’en ai même surpris deux dans les toilettes, que j’ai arrêté avant qu’ils ne s’envoient en l’air, parce que quand même, j’avais envie de faire pipi moi. La seule différence avec une soirée normale c’est qu’on est restés enfermés toute la nuit, derrière deux rideaux de fer, et qu’on sursautait des qu’un sombre crétin avait l’idée de vouloir sortir à tout prix prendre l’air (et tant pis pour les mecs subtils et amoureux du style de vie à la française qui se baladaient avec une Kalach’). L’autre différence, c’est que dehors des gens mourraient, des jeunes comme nous qui avaient eu l’indécence extrême de boire un coup à la terrasse d’un café. Les mêmes que nous, les mêmes sourires, les mêmes goûts peut-être. Jeunes, cons, arrogants, Parisiens, marrants, insolents, avec des barbes de hipster ou sans. Qu’importe.

L’un des derniers messages que j’ai envoyé à mon chéri avant de ne plus avoir de batterie c’est que je détestais cette ville à la con. Vaste blague. En fait, je l’aime bien, et je vais devoir apprendre à le dire parce que moi aussi je suis une immonde fornicatrice qui ose boire des verres en terrasse, porter des robes courtes et embrasser à pleine bouche mon cher et tendre.

Aujourd’hui Paris, même si je n’aime toujours pas tes loyers à 1200€ pour 30 misérables mètres carrés, je t’aime fort. Alors prend soin de toi.

Quand je bouquine durant l’été / Des morues et des rocks stars déchues

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Il y a des choses plus funky que de revenir de vacances et de retourner travailler, troquer la piscine et les transats contre son clavier et sa souris, son chéri contre son chat miauleur qui ne sait pas qu’il est 4 heures du matin, le kir châtaigne contre le thé vert. Vraiment, il y a des choses plus cool, mais bien  plus graves aussi. Alors haut les cœurs et bon retour au boulot pour ceux qui sont concernés !  J’espère que vos vacances ont été remplies de sourires tendres, de gens chouettes et de livres, comme les miennes. 

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Quand manger un crumble aux pommes est orgasmique (ou presque) / adresse parisienne

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 Il y a des endroits dans Paris qui méritent le détour, surtout quand il s’agit de manger sans avoir à cuisiner. Moi qui ne suis pas Parisienne, j’en découvre à chaque nouveau séjour, grâce aux amis bien renseignés. 

Mais dès que l’on peut, ou dès que l’on a envie de se régaler surtout, mon amoureux et moi emmenons souvent ceux que nous aimons découvrir un petit restau adorable, niché au cœur du quartier des Batignolles. 

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Quand Isaac Delusion fait son Olympia / Soirée parisienne

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Passer une vingtaine de minutes à l’arrière d’un scooter, se délecter de la vision des monuments de Paris la nuit, manger un burger dé-li-cieux et aller voir un concert en pleine semaine avec son amoureux, font partie des plaisirs de ma petite vie. Surtout quand on est mardi soir et surtout quand je vois mon amoureux un à deux jours par semaine (seulement).

Là où la soirée est encore plus chouette, c’est lorsque le groupe à l’affiche de l’Olympia, ce soir là, est Isaac Delusion.

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